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CHLEF : IMPERATIF DE RESTITUER LA PLACE DE LA LANGUE ARABE

15/02 16h24

CHLEF- Les participants à une rencontre sur "l’interférence linguistique et son impact sur l’identité nationale", tenue mercredi à l’université de Chlef, se sont accordés sur l’impératif de restituer sa place, à la langue arabe.

L’organisation de cette rencontre a été dictée par le constat d’un "recul de la place de l’arabe dans le milieu universitaire et en milieu public, en général", et la nécessité de lui "restituer sa place chez ses locuteurs, tout en élargissant son cercle d’exploitation", a indiqué à l’APS la présidente du comité d’organisation, Radhia Benarbia.

Cette manifestation, organisée en collaboration avec le laboratoire de didactique des langues et d’analyse du discours, vise également à impliquer les étudiants en études supérieures dans l’interactivité académique, et la formation de spécialistes en matière d’"interférence linguistique" et son impact sur l’identité algérienne", a-t-elle ajouté.

Mme Benarbia a plaidé, à ce propos, pour l’adoption d’une "politique linguistique apte à promouvoir la langue arabe, tout en l’adaptant aux exigences de l’heure", mettant en garde contre "interférence linguistique", à l’origine d’un phénomène linguistique "ambiguë" en Algérie.

Pour le directeur du laboratoire de didactique des langues et d’analyse du discours, Ahmed Benadjmia, le "dialecte algérien est très proche de la langue arabe classique, selon l’aveu même des spécialistes du domaine", mais, a-t-il observé, "il (dialecte algérien) n’est pas respectueux de ses règles grammaticales, créant ainsi une +interférence linguistique+, entre les deux", a-t-il souligné.

Il a, en outre, loué l’organisation de ce type de rencontres visant "le relèvement du niveau de la langue arabe, dans tous ses aspects (oral et écrit), en vue de sa promotion au rang des langues internationales, en plus de la réservation de l’identité algérienne".

Pour sa part, Kamel Edinne Atallah, professeur au département de langue arabe de l’Université de Chlef, a estimé que l’interférence linguistique est la preuve de l’existence d’une connectivité entre les familles linguistiques, de par le monde, assurant que la "langue arabe n’est pas la seule victime de ce phénomène, causé, parfois, par la classe intellectuelle, qui intègre des mots nouveaux, qui sont ensuite adoptés par la langue mère".

Il a soutenu que la solution à ce problème réside dans l’intérêt porté à la petite enfance et à la mère notamment, qui parle à son enfant dans une langue différente de celle qu’on lui inculque à l’école, d’où cette interférence.

La manifestation a donné lieu à la tenue d’un atelier sur le sujet au profit d’étudiants en Doctorat. Sachant qu’une rencontre nationale sur la place de la langue arabe est attendue à l’organisation en avril prochain.

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