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ENGOUEMENT POUR LA 4EME EDITION DES JOURNEES NATIONALES DU CHANT BEDOUI

13/12 12h06

AIN DEFLA - Un grand engouement, notamment parmi les personnes âgées, a été constaté à l’occasion du déroulement à Ain Defla de la quatrième édition des journées nationales du chant bédoui et de la poésie populaire.

Organisée dans le sillage de la commémoration des évènements du 11 décembre 1960 et de la célébration du Mawlid ennabaoui, cette manifestation à laquelle ont participé douze wilaya, a permis aux connaisseurs du chant bédoui de renouer avec ce genre culturel constituant l’une des richesses du patrimoine national.

Des thèmes ayant trait à l’amour de la patrie et la vénération du prophète (qssl) ont marqué les interventions des poètes Arrabi Abelkader (Mostaganem) Bachir Koudaïfa (Msila) et Chamarikh Mohamed Bounadjar (Aïn Defla) au cours de cette manifestation abritée par la maison de la culture Emir Abdelkader de la ville et qui prendra fin mardi après-midi.

Pour la directrice locale de la culture, Bekkara Fatima, l’objectif de ces journées consiste notamment en la promotion de l’un des genres culturelles entrant dans la composante de l’identité nationale, faisant remarquer que le chant bédoui contribuait à galvaniser la population durant la période coloniale et de lui faire prendre conscience de la justesse de sa cause.

"D’aucuns ignorent que la récitations de quasidates au niveau des marchés populaires durant la période coloniale était tributaire d’autorisations délivrées par le pouvoir de l’époque qui a très vite mesuré l’impact de cette activité en matière d’incitation des gens à rejoindre les maquis", a-t-elle précisé.

Lui emboîtant le pas, Brahimi Abdelkader, écrivain domicilié à El Abadia, a soutenu que la contribution de la poésie populaire au combat du peuple algérien pour le recouvrement de son indépendance n’est pas circonscrite à la période de la révolution mais date de bien avant.

En guise d’illustration de ces propos, il a cité le poète Tahar Benhaoua, décédé en 1791 prés d’Oran au terme d’un combat contre les espagnols, qui, en dépit de ses fonctions de cadi de Mascara, n’en a pas moins contribué à raviver la flamme du patriotisme chez les algériens de l’époque.

Un autre poète, également cadi de Belaâssel (Relizane), Tahar Benhaoua en l’occurrence (un homonyme du premier), décédé 30 ans après l’invasion de la France à l’Algérie, dont l’histoire retiendra qu’il était le lecteur de l’investiture (moubayaâ) de l’Emir Abdelkader en 1832 a grandement galvanisé la population autochtone, a conclu M. Brahmi.

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